Attention ! Le groupe Déjà vu (joli pied de nez à leurs éventuels détracteurs) risque fort de faire de plus en plus parler de lui ! Les auditeurs de Lyberty les connaissent déjà depuis un bon moment ; les férus de concerts et de festivals aussi, puisque le groupe a déjà écumé bons nombres de salles dans l’Hexagone (notamment le Transbordeur et le Ninkasi Kao à Lyon – dont ils sont originaires), participé à l’« Europe 2 Campus Tour » avec Prohom, Superbus et No One Is Innocent en 2005, et assurer divers premières parties.
La formation est née de la rencontre de ses quatre membres en octobre 2004, qui décident de faire du rock français ensemble. L’année suivante, devant leur productivité, un CD 5 titres – « Le plan de carrière » - voit le jour afin d’être mis en vente à la fin de leurs concerts.
Déjà vu, c’est avant tout du rock mélodique – ce qui manque la plupart du temps à toute cette scène – et inutile de préciser que si, par exemple, Téléphone a réussi à s’imposer et passe encore aujourd’hui sur les ondes et aux yeux du grand public comme une référence, c’est que les mélodies étaient belles et bien présentes. Ce mécanisme se vérifie tout autant chez certains groupes rock, même internationaux, tels que Police ou Nirvana. Pour preuve, le troisième album de Kyo (« 300 lésions ») dont ne restera aucun morceau dans les mémoires collectives (à l’inverse du « Chemin » qui en était truffé) car le groupe a privilégié l’énergie au détriment de la mélodie. Les deux étant pourtant compatibles.
Déjà vu l’a bien compris.
Parmi les titres au fort potentiel tubesque de l’album éponyme du groupe, on note « Bientôt la mer », « 30 millions d’amis » ou « La grande évasion » parmi nos préférés, mais la liste est loin de s’arrêter là, promettant au groupe – qui excelle déjà sur scène - un bel avenir radiophonique.
L’opus a été enregistré à Lyon et masterisé à Londres et le résultat sonore est très pro ; un seul bémol : les percutantes de certaines consonnes se faisant sentir dans la prise de voix, notamment sur le morceau qui ouvre l’album, « Bientôt la mer ».
Mais ceci n’est qu’un détail devant la qualité d’écriture et de composition du groupe et nous ne retiendrons que le meilleur. Cette belle déclaration d’amour qu’est « Là où je m’enlise » (avec au passage un joli jeu de mot sur, Lise, le prénom) ou bien « Mademoiselle » avec ses nombreuses références journalistiques (même si MC Solaar avait déjà réalisé l’exercice en son temps avec « Victime de la mode » ou bien plus récemment Alain Souchon).
Quoiqu’il en soit, qu’on se le dise : Déjà vu ne passera pas inaperçu !