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Soleil Noir,
"Ici, ailleurs..."
Un oxymore pour se présenter, Soleil noiR, officie depuis plus de 14 ans et cultive inlassablement le sens du paradoxe. Le visuel de leur maxi « Ici, ailleurs… » (autre paradoxe) montre deux visages bichromes qui s’opposent l’un rappelant les occidentaux, l’autre une ethnie de l’hémisphère sud. Toute autre interprétation est la bienvenue, cependant cela me permet d’enchaîner sur l’utilisation du didgeridoo, instrument typique des aborigènes d’Australie.
Ambiancée, lancinante, intrigante, l’intro de leur titre phare « Rien à faire » s’étale, s’éparpille jusqu’à ce que les percussions tonnent et ordonnent un retour à une réalité quasi guerrière. Une attaque en règle, ce premier titre donne le ton : chant en voix de tête qui rejoint ses frères d’arme : Atlantys et Guick, riffs efficaces et batterie « démoniaque-incurable. » Un hibiscus immaculé, à l’aube, sur lequel s’est posé la rosée du matin, noircit inéluctablement jusqu’à la putréfaction. Une durée de vie de 4 minutes et 13 secondes. Il n’y avait « rien à faire ». La magie noire est toute puissante.
Le trio a le sens de la compo bien léchée. Ils ont «cette phobie du populaire », pourtant « Ici, ailleurs… » est un maxi réussi, plein de bonnes intentions qui annoncent un album à venir « résolument rock ». « Sans acharnement » le trio trace son petit bonhomme de chemin et travaille encore sur son « son » pour parfaire une image déjà hypnotique.
leur site :
http://www.soleilnoir.org//
Chronique réalisée par Vailloline - http://www.vailloline.com
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